Du 25 novembre au 10 décembre 2025, l’ONU Femmes encourage à se mobiliser pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Ces 16 jours d’actions sont orientés autour de la thématique numérique et visent à sensibiliser aux violences numériques qui touchent particulièrement les femmes et les jeunes filles.
Le Cotentin s’implique dans la campagne en diffusant des outils
Quiz : Violences numériques, saurez-vous déjouer les pièges ?
Mobilisation contre les violences numériques faites aux femmes et aux jeunes filles. Insultes, contrôle, harcèlement… Ces violences en ligne ont des conséquences bien réelles. Testez vos connaissances et apprenez à les reconnaître pour mieux les combattre !
« Les violences en ligne, ce n’est pas si grave, ce ne sont que des mots. »
- Vrai
- Faux
Faux. Le cyberharcèlement est un délit. La loi française punit les harceleurs de peines pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende, et même plus si la victime est mineure. Les conséquences sur la santé mentale et physique des victimes sont bien réelles (isolement, anxiété, dépression…).
En France, quelle part des victimes de cyberviolences sont des femmes ?
A) 52%
B) 68 %
C) 84 %
84 %. Selon une enquête de 2022, les femmes représentent 84% des victimes de cyberviolences. Les jeunes femmes de moins de 35 ans sont particulièrement touchées ainsi que les femmes qui subissent également d’autres discriminations (racisme, homophobie, handicap, …)
Qu’est ce que le « cybercontrôle » dans un couple ?
A) Se mettre d’accord pour partager ses mots de passe.
B) Utiliser des logiciels espions pour surveiller les déplacements et communications de sa partenaire à son insu.
C) Appeler sa partenaire de temps en temps pour prendre des nouvelles.
Utiliser des logiciels espions pour surveiller les déplacements et communications de sa partenaire à son insu. Le cybercontrôle est une forme de violence conjugale qui utilise les technologies pour imposer une surveillance constante. Neuf femmes victimes de violences conjugales sur dix déclarent subir également des cyberviolences. Un outil peut vous aider à mesurer la dangerosité des cyberviolences au sein du couple, il s’agit du cyberviolentoscope créé par la Fédération nationale Solidarité Femmes.
Un de vos amis est très amoureux. Il a installé une application sur le téléphone de sa compagne pour savoir où elle est « pour sa sécurité ». Est-ce…
A) Une preuve d’amour et d’inquiétude.
B) Une forme de violence numérique.
C) Anodin si elle ne le sait pas.
Une forme de violence numérique. Géolocaliser quelqu’un à son insu est une atteinte à sa vie privée et une forme de contrôle. Cela peut créer un sentiment d’insécurité permanent pour la victime. Les violences numériques englobent toutes les formes de violence commises via ou avec des outils numériques. Cela inclut les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, les objets connectés, etc.
Le ‘revenge porn’, qui consiste à diffuser des photos intimes d’une personne sans son accord, est une forme de violence sexuelle.
- Vrai
- Faux
Vrai. La diffusion non consentie de contenus intimes est une cyberviolence à caractère sexuel grave, punie par la loi. Ce n’est pas une simple humiliation passagère, c’est une agression qui a des conséquences concrètes, profondes et durables sur tous les aspects de la vie d’une victime.
Parmi les formes courantes de violence en ligne identifiées par l’ONU Femmes, on trouve le « doxing ». De quoi s’agit-il ?
A) Envoyer des images dégradantes créées par une intelligence artificielle.
B) Inonder une personne de messages haineux à plusieurs.
C) Rechercher et divulguer en ligne des informations personnelles (adresse, lieu de travail…) pour nuire à quelqu’un.
Rechercher et divulguer en ligne des informations personnelles pour nuire. Cette pratique vise à intimider et à menacer la sécurité de la victime dans le monde réel. Prenons le cas d’une militante qui s’exprime sur les réseaux sociaux contre le harcèlement de rue. Ses commentaires ne plaisent pas du tout à un groupe de personnes qui, en représailles, recherchent et publient sur un forum ses noms, adresse personnelle, numéro de portable, lieu de scolarité de ses enfants. La victime reçoit des centaines d’appels malveillants, des menaces de mort, des commandes de pizzas livrées chez elle en pleine nuit, et craint pour sa sécurité physique et celle de ses proches. C’est une des tactiques utilisées pour faire taire les femmes qui prennent la parole dans l’espace public.
Sur un réseau social, un groupe d’individus insulte et publie des montages humiliants sur une femme que vous connaissez. Que faites-vous ?
A) Je l’ignore pour ne pas envenimer les choses.
B) Je signale les contenus et le compte à la plateforme.
C) Je « like » les commentaires pour rigoler.
Je signale les contenus et le compte à la plateforme. Il est crucial de signaler les contenus haineux pour protéger la victime et faire en sorte qu’ils soient supprimés. Ne pas réagir, c’est laisser faire. Vous pouvez aussi contacter la victime en privé pour lui offrir votre soutien.
Le « harcèlement de meute » (raid numérique) est-il puni par la loi en France ?
A) Non, seuls les initiateurs du harcèlement sont responsables.
B) Oui, même si on n’a envoyé qu’un seul message ou tweet haineux.
C) Uniquement si les messages contiennent des menaces de mort.
Oui, même si on n’a envoyé qu’un seul message ou tweet haineux. La loi du 3 août 2018 permet de condamner tous les participants à un acte de cyber-harcèlement de groupe.
« Une femme victime de violences numériques n’a personne vers qui se tourner. »
- Vrai
- Faux
Faux. De nombreuses ressources existent : Le 3919 (Violences Femmes Info) est le numéro national de référence ; Pour les plus jeunes, le 3018 est spécialisé dans les violences numériques, il est gratuit, anonyme et confidentiel. Des plateformes comme Ma Sécurité permettent aussi de tchatter avec des policiers ou gendarmes formés. Localement, on peut échanger avec des professionnels du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles de la Manche (02 33 94 77 05) ou de la Maison des Adolescents de la Manche (02 33 72 70 60)
Que puis-je faire, à mon échelle, pour lutter contre les violences numériques faites aux femmes ?
A) Ne pas partager de rumeurs ou de contenus humiliants.
B) Éduquer mon entourage sur ce que sont les violences numériques.
C) Soutenir les victimes et les orienter vers les numéros d’aide.
D) Toutes ces réponses.
Toutes ces réponses. La lutte contre les violences numériques est l’affaire de toutes et tous. En étant un citoyen numérique vigilant, respectueux et solidaire, vous contribuez à faire d’Internet un espace plus sûr.
L’intelligence artificielle peut être utilisée pour créer des contenus violents ou humiliants.
- Vrai
- Faux
Vrai .Par exemple, des images ou vidéos truquées à caractère sexuel peuvent être générées pour nuire à une personne. Ainsi, en 2025, douze élèves d’un collège du sud-Manche ont été la cible d’un deepfake, un montage vidéo à caractère sexuel, dans lequel leurs visages apparaissaient.