Dans les cantines du Cotentin, davantage de produits issus de circuits courts au menu

Caramel versé dans dessert PAT

Depuis la rentrée 2026, les cuisines centrales des Pieux et de Montebourg s’approvisionnent dans le cadre d’un nouveau marché public qui donne une large place aux produits issus des circuits courts.
À la clé : davantage de produits de saison, bio et de qualité dans les repas servis aux enfants.

Des produits issus des circuits courts dans les assiettes

Chaque jour, les deux cuisines centrales de l’Agglomération du Cotentin, situées aux Pieux et à Montebourg, préparent environ 1 820 repas destinés aux enfants scolarisés, pour une vingtaine de cantines scolaires.

Pour approvisionner ces cuisines, l’Agglomération renouvelle ses marchés publics tous les quatre ans. Le nouveau marché couvre la période 2026-2030 et donne une place importante aux circuits courts de commercialisation, avec une attention portée à la saisonnalité et à la qualité des produits.

Bio, qualité et réduction des déchets

Parmi les produits proposés dans le cadre de ce nouveau marché, certains sont issus de l’agriculture biologique ou bénéficient d’un signe officiel de qualité, comme le Label Rouge.

Plusieurs producteurs proposent également des solutions plus durables, par exemple la réutilisation des emballages et des conditionnements pour limiter les déchets.

Pour les enfants dans les cantines, cela se traduit par des repas de qualité, avec une attention portée à la saisonnalité et à la réduction des déchets.

Un marché construit avec les producteurs

18 mois d’échanges pour adapter le marché

Pour construire ce nouveau marché, l’Agglomération a mené près de 18 mois d’échanges et de travail avec les producteurs et les acteurs agricoles.

L’objectif était de mieux connaître les productions disponibles, mais aussi les contraintes rencontrées par les professionnels pour répondre à la commande publique : volumes, organisation, logistique ou encore démarches administratives.

Ce travail s’est notamment appuyé sur les Rendez-vous Pro Alim, organisés dans le Cotentin en novembre 2025 avec la Chambre d’agriculture, la Chambre de métiers et de l’artisanat, le Département de la Manche et la Région Normandie.

Des conditions adaptées aux réalités des producteurs

Plusieurs adaptations ont ainsi été intégrées au marché pour faciliter l’accès des producteurs à la commande publique :

  • Un découpage du marché en lots correspondant à des catégories de produits précises
  • Des montants minimum et maximum de commande adaptés
  • Des documents de consultation simplifiés
  • Un engagement à respecter la saisonnalité des produits
  • Un délai de deux mois pour répondre à l’appel d’offres

La Chambre d’agriculture de Normandie et Bio en Normandie ont également été mobilisés pour relayer l’appel d’offres et accompagner les producteurs souhaitant y répondre.

46 lots, dont 30 dédiés aux circuits courts

Pour faciliter l’accès des producteurs à la commande publique, le marché a été conçu pour permettre de répondre aux seuls besoins correspondant à leur activité, grâce notamment à un découpage en lots par catégorie de produits.

Au total, 30 des 46 lots du nouveau marché sont dédiés aux circuits courts de commercialisation, c’est-à-dire à une vente directe ou comprenant au maximum un intermédiaire entre le producteur et l’acheteur.

Ils concernent notamment les produits laitiers et œufs frais, la viande, les fruits et légumes, mais aussi le jus de pomme, les céréales et légumineuses ou encore les confitures.

28 des 30 lots dédiés aux circuits courts ont été attribués. Les lots restés sans candidat ou sans offre répondant aux besoins des cuisines centrales permettent d’identifier les filières sur lesquelles le travail du Projet Alimentaire Territorial doit encore se poursuivre.

Une démarche dans le respect de la commande publique

Le développement des circuits courts ne signifie pas que l’Agglomération peut privilégier un fournisseur en fonction de son lieu d’implantation.

Les marchés sont attribués dans le respect des règles de la commande publique, qui excluent tout critère de préférence géographique. Le travail mené porte donc sur les modalités d’accès au marché, les catégories de produits, la saisonnalité et les caractéristiques des offres, et non sur la localisation des fournisseurs.

Une action concrète du Projet Alimentaire Territorial

Ce nouveau marché est l’une des actions concrètes du Projet Alimentaire Territorial (PAT) du Cotentin, porté par l’Agglomération du Cotentin et la Communauté de communes de la Baie du Cotentin.

Le PAT vise notamment à développer l’agriculture et la qualité de l’alimentation sur le territoire, à soutenir les circuits courts et à accompagner la restauration collective dans l’évolution de ses pratiques.

Logo du Projet Alimentaire Territorial du Cotentin

Le PAT, c’est quoi ?

Un Projet Alimentaire Territorial est une démarche collective qui rassemble les acteurs de l’alimentation d’un territoire : producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités et habitants.

Dans le Cotentin, le PAT s’appuie sur un diagnostic et une concertation menés avec ces acteurs. Il se traduit par 45 actions autour de plusieurs enjeux : agriculture, alimentation, circuits courts, restauration collective, accès à une alimentation saine et durable ou encore valorisation des produits.

Agir concrètement pour l’alimentation dans le Cotentin

Le travail mené pour le nouveau marché des cuisines centrales s’inscrit dans cette démarche globale.

Le PAT accompagne également les acteurs de la restauration collective sur d’autres sujets, comme l’approvisionnement en produits durables et de qualité, la formation des professionnels, le développement des protéines végétales ou encore la mise en relation entre producteurs et acheteurs.

Cette action concerne près de 300 établissements de restauration collective sur le territoire et contribue à la mise en œuvre des objectifs des lois EGAlim et Climat et Résilience.

À travers l’ensemble de ces actions, l’objectif est de favoriser une alimentation durable et de qualité tout en soutenant les filières agricoles et alimentaires du territoire.